À travers les FCPI, l’univers des sociétés innovantes a été rendu accessible aux particuliers. Il s’agit d’un produit de placement qui procure des avantages en terme de fiscalité.

Qu’est-ce qu’un fonds commun de placement dans l’innovation ?

Conçu en 1997 avec la Loi de Finances, le Fonds commun de placement dans l’innovation ou FCPI est un produit des fonds communs de placement à risques. Il permet d’investir majoritairement dans les entreprises non cotées, de jeunes entreprises à caractère technologique et novateur, qui sont principalement issues de différents domaines :

  • digital
  • biotechnologie
  • l’informatique
  • autre

Ils sont prioritairement réservés à des épargnants ou des investisseurs qui souhaitent diversifier leur placement tout en bénéficiant d’une réduction d’impôt favorable. Selon les conditions de gestion imposées, les FCPI doivent investir au moins 60 % de l’actif dans des PME françaises.

L’objectif est de donner un petit coup de pouce à des PME dans leur financement, ainsi que leur développement. La souscription est motivée par la participation à la croissance de différentes entreprises et également par l’avantage fiscale de réduction d’impôts en échange puisqu’il s’agit également d’un produit de défiscalisation. L’avantage fiscal est obtenu en compensation du risque de perte en capital et de la durée minimale de conservation de 5 ans de la mise pouvant s’étaler jusqu’à 8 à 10 ans. Le plafond d’investissement annuel est fixé à 12 000€ pour un seul individu (célibataire, veuf, divorcé) et 24 000€ pour un couple.

Comment bien investir dans les sociétés innovantes françaises ?

Pour bien investir dans les sociétés françaises à propriété innovante, il est primordial de se renseigner avant de passer à la phase de souscription à un FCPI. Les risques qui y sont relatifs doivent être pris en compte, et par-dessus tout, il faut avoir un bon gestionnaire de patrimoine.

Il est également préférable de privilégier la répartition des risques pour éviter une perte globale. Pour ceux qui sont soumis à un faible montant d’IR, mais d’ISF élevé, la meilleure option est de passer à travers les FCPI ISF qui ont généralement un quota de PME pouvant dépassé les 60% du fonds.

Les avantages fiscaux :

Sous condition de respect de certaines conditions et obligations ( engagement de durée, obligations déclaratives diverses), les investissements par l’intermédiaire des FCPI engendrent une réduction d’impôts sur le revenu (IR) et également sur la fortune (ISF). Concrètement, le souscripteur est contraint de bloquer son investissement, pendant une période donnée (5ans à partir de la date de souscription au minimum) pour pouvoir profiter des avantages fiscaux. Le pourcentage de ces avantages fiscaux est calculé en fonction de la somme investie dans les entreprises.

  • L’allègement de L’IR est de 18 % de l’investissement dans les PME, avec un plafond annuel de 2 160€ pour une personne célibataire et 4 350€ pour un couple.
  • Pour la réduction de l’ISF, le montant est équivaut à 50 % de l’investissement dans les PME, avec un plafond annuel de 18 000€.
  • À la date d’expiration ( plus précisément au terme des 5 ans de blocage), l’investisseur bénéficie d’une exonération sur les plus-values, mais il restera soumis aux cotisations sociales.

Il y a également une possibilité de cumul d’un FCPI avec un FIP (fonds d’investissement de proximité) qui génère un doublement de la limite de réduction. Ainsi, pour un célibataire, le plafond est de 4 320 € et pour un couple 8 640 €.

L’intérêt pour l’épargnant d’investir est donc de participer au développement d’un PME non cotée avec un avantage fiscale significatif. Les principaux paramètres à prendre en compte pour donner une idée du rendement sont : le moment du lancement, le millésime dans laquelle investir et le contenu de fonds.