2017 : une année record pour les SCPI et OPCI malgré un léger tassement de la collecte au second semestre

Les SCPI Immobilier d’entreprise et les OPCI sans surprise, ont réalisé une belle performance en 2017. Au titre de l’année, la collecte consolidée des deux fonds d’épargne immobilière se monte à 10,21 milliards, soit 6 milliards d’euros pour les SCPI et 4,21 milliards d’euros pour les OPCI.

On considère néanmoins que ces chiffres sont un peu éloignés des prévisions établies à la fin du premier semestre. A titre de rappel, après une collecte de fonds exceptionnellement dynamique sur la première période, on tablait sur un rythme plus ou moins régulier. Ce qui allait naturellement prévoir un niveau stable voire légèrement en hausse. Or, il se trouve que les résultats ont régressé, en raison notamment d’un deuxième semestre en retrait. Retour sur les chiffres-clés de l’année 2017.

Une collecte toujours record mais atténuée pour la pierre-papier en 2017

L’Agence Française des Sociétés de Placement Immobilier (ASPIM) et l’Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière (IEIF) ont communiqué dernièrement les données officielles sur les SCPI immobilier d’entreprise et les OPCI Grand Public portant sur l’activité de l’année 2017. Il en ressort un bilan correct avec une ambiance de record toujours maintenue mais dissimulant toutefois un tassement légèrement moins marqué sur la période juillet à décembre.

D’après ce qu’on a compris, ce ralentissement serait dû à la volonté des gérants de ces véhicules spécialisés à mieux maîtriser le rythme de la collecte dans la même proportion que les investissements. Le principe est de miser sur des actifs de qualité afin de générer des revenus raisonnables à la hauteur des efforts alloués, plutôt que de forcer la mise sur des biens moins valorisants et se retrouver finalement avec un rendement au ras des pâquerettes. Par ailleurs, l’enjeu du projet Macron refait surface et engendre l’attentisme chez les épargnants. La transformation de l’ISF en IFI est vue du mauvais œil, renversant l’intérêt de la contribution des SCPI et OPCI vis-à-vis de l’économie et les sociétés françaises. Or, la réalité est toute autre, renforce un spécialiste dans le secteur.

SCPI-OPCI : Les chiffres-clés généralement en baisse au second trimestre

Synthétiquement, la collecte nette globale des SCPI s’est établie à 6 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année, soit une hausse de 15,2% par rapport à l’année 2016. Les prévisions portaient pourtant sur une fourchette plus élevée, entre 8,5 milliards d’euros et 8,7 milliards d’euros, laissant ainsi transparaître un écart assez important dû à une collecte atténuante au second semestre. Celle-ci précisons-le, s’élevant à 2,312 milliards d’euros contre 3,8 milliards d’euros au 1er semestre 2017. Concernant la capitalisation, le résultat ne s’abstient pas non plus d’une baisse comparée à ceux des six premiers mois (46,02 milliards d’euros contre 47,7 milliards d’euros). En revanche, il est en progression de 18,1% par rapport au deuxième trimestre 2016.

Les OPCI de leur côté, ne se sont pas privés d’une collecte très enthousiaste qui totalise à peu près 4,21 milliards d’euros sur tout l’exercice. Un niveau qui ressort donc à +5,5% de celui de l’année précédente. Mais même chose que pour les SCPI, le second trimestre s’est révélé moins porteur avec 1,505 milliard d’euros contre 2,704 milliards d’euros sur les 6 premiers mois. Il en résulte que rapport aux 5,5 milliards escomptés pour l’année, la collecte des OPCI Grand public est faiblement en-dessous du compte. Ce qui n’a pas grandement affecté le seuil fixé 6 mois plus tôt. Et d’ajouter que le total de l’actif net a été moins décevant avec une hausse de 50%, soit il est passé de 8,719 milliards à 12,989 milliards d’euros.

Une performance globale au plus stable

Dans l’ensemble, les performances des deux véhicules sont restées stables en 2017. Le TDVM servi par les SCPI se situe autour de 4,43%, si l’année 2016 a généré un taux de 4,64%. Cette marge est induite d’une part, par une augmentation de +1,79% du prix moyen des parts et d’autre part, par la baisse de -3,28% des revenus distribuables. Une telle étant prise pour renforcer le niveau de sécurité de ces fonds d’épargne face aux aléas des marchés, grâce à une dotation en prime de risque en progression (+3,78% par rapport aux emprunts d’Etat).

Pour ce qui est des OPCI, la performance évolue plus favorablement avec un rendement de 3,98% contre 3,23% un an plus tôt. Cette hausse est portée par la valorisation du patrimoine (+2,4% vs +0,8%).

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